SEPTEMBRE S’ÉCRIT 07 / 30
✈︎ ESCALE : CÔME
24 heures pour tomber amoureuse d’une ville
EXPLORER × EUROPE × ITALIE
Regardez un peu plus près… Il y a toujours une histoire derrière ce que l’on croyait connaître.
Il y a des endroits que l’on visite, et puis il y a ceux où, dès que l’avion touche le sol, quelque chose en nous murmure, je suis rentrée à la maison.
Pour moi, Côme commence à Milan.
Mirko et Valerio m’accueillent, et avant même d’apercevoir le lac, le voyage a déjà commencé par quelque chose qui compte probablement davantage que n’importe quel monument : retrouver ma famille de cœur...
Côme est devenue, au fil des années, l’un de ces endroits où je retourne, j'y ai même installé une petite tradition personnelle : y célébrer mon anniversaire.
Pas nécessairement le jour exact, pas nécessairement accompagnée, ce n’est pas vraiment la date qui compte, c'est le rendez-vous.
Celui que je me suis créé avec moi-même.
Le lac avant tout
Une fois arrivée, je ne ressens pas le besoin de construire un programme, mon premier réflexe est beaucoup plus simple, prendre un bateau.
Le réseau de navigation permet justement de partir de Côme et de rejoindre différents points du lac ; les liaisons et horaires évoluent selon les périodes de l’année.
Mais je ne choisis pas toujours ma destination comme on sélectionnerait une étape dans un guide, je fonctionne beaucoup à la mémoire visuelle, je reconnais un embarcadère, je sais qu’en descendant ici, quelque part, je pourrai acheter une glace.
Qu’un peu plus loin se trouve ce banc sur lequel j’aime m’asseoir, que cette promenade-là me mènera à une vue que je connais déjà.
Je ne pourrais pas forcément toujours donner le nom de chaque endroit immédiatement, mais mon regard, lui, les reconnaît, et j’aime cette idée.
À force de revenir quelque part, nous finissons par fabriquer notre propre carte.
Elle n’indique pas seulement des rues ou des monuments.
Elle indique, la glace est par là, le banc est ici, et cette vue… je la connais.
Ne cherchez pas à tout voir
C’est peut-être le premier conseil que je donnerais à quelqu’un qui découvre Côme.
Ne cherchez pas à rentabiliser votre journée, prenez le bateau.
Descendez
Marchez
Achetez une glace
Asseyez-vous
Regardez
Puis repartez peut-être ailleurs
Le lac possède suffisamment de liaisons pour permettre cette manière de voyager entre plusieurs localités ; Bellagio, Varenna, Menaggio et d’autres escales sont notamment reliées par les services de navigation.
Mais l’objectif n’est pas de pouvoir dire le soir :
« J’ai tout fait. »
D’ailleurs, je ne pense pas qu’il faille nécessairement prévoir une semaine entière pour apprécier Côme, deux ou trois jours peuvent déjà être merveilleux.
À condition d’accepter qu’ils ne servent pas à tout voir.
Le matin, avant les bateaux
S’il fallait néanmoins choisir une heure, ce serait celle-là.
Tôt le matin
Avant l’agitation
Avant les premiers départs
Avant que les quais ne commencent réellement leur journée
Il reste parfois cette légère brume au-dessus de l’eau, la lumière commence à apparaître et les reliefs entourant le lac semblent encore appartenir à la nuit.
C’est ainsi que j’aime les lacs
Le matin
Et Côme peut alors être d’une beauté absolument spectaculaire
C’est vraiment le mot
Spectaculaire
Mais ce qui est étrange, c’est que cette grandeur ne provoque pas chez moi une sensation d’agitation
Exactement l’inverse
Elle m’apporte de la quiétude
La dolce vita n’a pas besoin d’en faire trop
Et puis il faut manger
Évidemment
Il existe une pizza à laquelle je pense immédiatement lorsque je pense à Côme, rien de spectaculaire sur le papier.
Une bonne base tomate, de la mozzarella, puis une burrata déposée sur la pizza après sa sortie du four. Un filet d’huile d’olive. Quelques feuilles de basilic frais.
C’est tout
Et c’est fabuleux
Je pourrais donner l’adresse ici
Mais non
Elle aura droit à sa propre histoire dans les Bonnes Adresses de MOANA SEA SOÛL.
Parce que finalement, cette pizza raconte aussi quelque chose de Côme, on n’a pas besoin d’aller dans l’excès pour y être heureux.
Une pizza
Une vraie bonne glace
Une promenade
Un bateau
Un banc
Des gens que l’on aime
La dolce vita en toute simplicité
Venir lorsque Côme peut encore respirer
Si je devais donner un conseil plus pratique, ce serait celui-ci : si vous en avez la possibilité, évitez juillet et août, non pas parce que Côme cesse d’être belle.
Mais parce que ce que je viens chercher ici, personnellement, c’est précisément sa quiétude, alors j’aime pouvoir marcher, regarder, prendre le temps.
Et surtout : respecter l’endroit.
Sa propreté
Son lac
Ses rues
Ses habitants
Voyager ne nous donne jamais davantage de droits sur un lieu, nous y sommes invités pour quelques heures ou quelques jours.
Et parfois, la meilleure façon de remercier un endroit pour ce qu’il nous offre consiste simplement à le laisser aussi beau que nous l’avons trouvé.
Et puis il faut repartir ...
Chez moi, le retour de Côme ressemble rarement à un simple passage à l’aéroport.
Il y a d’abord les pâtisseries de Valerio
Toujours incroyables
Il y a parfois quelque chose de précieux : la sauce tomate de la grand-mère de Mirko, puis, avant de reprendre l’avion pour Nantes, il y a souvent ce dernier passage au supermarché.
Des pâtes, de l’huile d’olive
Quelques produits que je glisse dans mes bagages comme si prolonger Côme et Milan de quelques repas pouvait retarder un peu le retour.
Et finalement, peut-être que cela fonctionne, parce que je ne repars jamais vraiment les mains vides.
Je repars avec de la nourriture, bien sûr.
Mais surtout avec cette sensation que Côme me donne presque systématiquement :
je suis rechargée
Sereine, Apaisée
Prête pour quelques mois de plus, peut-être une année, peut-être davantage .
Note personnelle
Côme m’a appris quelque chose que j’oublie parfois lorsque je voyage, on n’est pas obligé de découvrir un endroit à chaque fois que l’on y retourne, on peut simplement le retrouver.
Retrouver les mêmes personnes
Le même lac
Le bateau
Une glace
Un banc dont on connaît déjà la vue
Une pizza que l’on pourrait presque commander avant d’avoir ouvert la carte, et aimer précisément cela : ne plus avoir besoin de chercher.
Je vous ai promis 24 heures pour tomber amoureuse d’une ville.
Mais si je devais réellement vous expliquer Côme, je crois que je dirais plutôt ceci :
on arrive à Côme comme dans une destination, et parfois, à force d’y revenir, on finit par en repartir comme de chez soi.
✈︎
Et demain, regardez peut-être le monde un peu différemment.
SEPTEMBRE S’ÉCRIT 07 / 30
MOANA SEA SOÛL
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Pour préparer concrètement une traversée, les horaires officiels 2026 du lac sont disponibles auprès de Navigazione Laghi ; mieux vaut les vérifier au moment du séjour puisqu’ils varient selon la saison.