Pourquoi septembre est-il le mois des vendanges ? 

SAVOURER × EXPLORER × RACONTER × COMPRENDRE
SEPTEMBRE S’ÉCRIT. — 03 / 30

Il y a un moment que j’aime lorsque l’avion commence sa descente vers l’Alsace, avant même d’avoir atterri, je cherche les Vosges.

Puis viennent les champs, des champs à perte de vue, des parcelles qui se succèdent, et, quelque part entre elles, les vignes. C’est généralement là que quelque chose en moi se détend.

 

Je suis à la maison
La maison avec un grand M

Pas seulement une adresse, pas même nécessairement des personnes. La maison comme un territoire que le corps reconnaît : une façon de se déplacer, des produits que l’on retrouve, des artisans que l’on connaît, des raccourcis que l’on n’a pas besoin de chercher sur son téléphone.

 

Et puis il y a l’accent alsacien

Il suffit parfois que je l’entende à une porte d’embarquement pour sourire. Je ne suis même pas encore arrivée que, déjà, je me rapproche de chez moi.

En septembre, cette terre raconte quelque chose de particulier.

Dans les vignes, après des mois à observer, tailler, accompagner, protéger et attendre, arrive enfin le moment pour lequel toute une année semble avoir travaillé :

les vendanges.

Mais pourquoi maintenant ?

Pourquoi septembre ?

Et surtout…

Comment sait-on qu’une grappe est prête ?

Ils ne vendangent pas parce que nous sommes en septembre

Voilà peut-être la première chose à comprendre.

Le raisin n’a évidemment aucune idée que nous avons tourné la page du calendrier et les vendanges ne commencent pas automatiquement le 1er septembre.

Leur date varie selon l’année, la région, le cépage, la parcelle, le type de vin recherché et les conditions météorologiques.

En Alsace, le Conseil Interprofessionnel des Vins d’Alsace explique que le départ des vendanges correspond à l’arrivée des raisins à maturité, notamment lorsqu’ils atteignent un équilibre recherché entre sucre et acidité. À titre de repère, cette maturité intervient généralement autour de cent jours après la mi-floraison. Les raisins destinés au Crémant d’Alsace sont traditionnellement récoltés plus tôt, avant ceux destinés aux vins tranquilles d’Alsace et aux Grands Crus. 

Voilà pourquoi septembre est si souvent associé aux vendanges dans nos imaginaires.

Mais une date ne suffit pas

Avant de décider, on observe, on mesure, on goûte, on compare

Parce qu’une grappe peut sembler magnifique et ne pas être exactement celle dont le vigneron a besoin.

Et j’aime beaucoup cette idée.

La vigne ne donne pas rendez-vous, il faut apprendre à la lire.

Une bouteille de septembre commence bien avant septembre

Petite, je suis déjà allée dans les vignes.

Je me souviens notamment d’une sortie scolaire dans un vignoble. À la fin, nous avions évidemment dégusté du jus de raisin, pas du vin.

Mais avec les années, quelque chose d’autre m’a frappée.

Une vigne ne devient pas intéressante uniquement lorsqu’elle est couverte de grappes.

J’ai vécu quelque temps au sud de Nantes, près de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu. Là-bas, j’étais entourée de chevaux et de vignes.

Pendant mes promenades, j’ai pu les regarder changer.

Je les ai vues en hiver, puis au printemps, j'ai attendu les premiers bourgeons, puis les premières grappes, et finalement, un jour, plus rien.

La récolte était passée.

C’est lorsqu’on regarde une vigne pendant une année entière que l’on commence à comprendre l’étrangeté de notre rapport à la bouteille terminée.

Car avant le raisin, il y a eu la vigne nue

La taille

Le travail du sol et de la végétation

Le débourrement.

La croissance

La floraison

La formation des baies

La maturation

Et pendant tout ce temps, quelqu’un observe

Le vigneron compose avec un vivant qui ne lui dira jamais :

J’ai trop chaud

J’ai soif

Quelque chose ne va pas

Dans mon métier, il m’est arrivé d’avoir 189 passagers dans une cabine. Ce sont 189 personnes capables de parler, de demander, de signaler un problème.

Imaginez maintenant 189 pieds de vigne.

Ils sont vivants eux aussi.

Mais aucun ne vous expliquera ce dont il a besoin.

Il faut savoir regarder

Une année entière peut basculer avec la météo

C’est probablement l’une des choses que je respecte le plus dans ce métier.

On peut travailler

Prévoir

Tailler

Surveiller

Faire tout ce qu’il faut

Et malgré tout, on ne commande ni le gel, ni la pluie, ni la chaleur.

Le millésime 2010 en Alsace en offre un exemple parlant : des températures basses au début de la fécondation ont perturbé celle-ci, puis de fortes températures en juillet ont accéléré la maturation. À l’approche des vendanges, les contrôles montraient une bonne concentration en sucre et une acidité élevée, mais une maturité hétérogène selon les cépages, les parcelles et les secteurs. 

Une seule année, plusieurs phénomènes.

Et au bout : un vin qui ne pourra jamais être exactement celui de l’année précédente.

C’est peut-être cela, finalement, un millésime, pas seulement quatre chiffres imprimés sur une étiquette

Une année que l’on a mise en bouteille.

Ouvrir une bouteille, c’est rouvrir une année

J’aimerais que nous prenions davantage le temps de regarder ces quatre chiffres.Plutôt que de demander immédiatement :

2021, 2022, 2023 ... 

« C’était une bonne année ? »

Pourquoi ne pas demander :

« Qu’est-ce qui s’est passé cette année-là ? »

Quelle météo la vigne a-t-elle connue ?

Quel printemps ?

Quel été ?

Comment se sont passées les vendanges ?

Quelles décisions ont dû être prises ?

Les Vins d’Alsace le rappellent eux-mêmes : il n’existe pas deux vendanges identiques. Les conditions climatiques imposent chaque année un cadre différent avec lequel le vigneron doit composer, et ces variations se retrouvent ensuite dans le millésime et son potentiel d’évolution. 

Alors non, une année n’est pas simplement « bonne » ou « mauvaise ».

Elle raconte quelque chose.

Et parfois, plusieurs années plus tard, quelqu’un débouche cette bouteille.

Pschitt.

Une année qui n’existe plus revient à table, je trouve ça absolument merveilleux.

Mais que devient réellement le raisin après les vendanges ?

C’est précisément l’une des raisons pour lesquelles j’aimerais, un jour, participer aux vendanges.

Une vraie journée, pas  venir prendre trois photos au milieu des rangs et repartir.

Commencer avec les vendangeurs. Travailler. Comprendre pourquoi cette grappe est prise et pas une autre. Voir le raisin arriver au domaine.

Et surtout : le regarder se transformer.

Pour un vin blanc d’Alsace, le chemin peut notamment passer par le foulage et/ou l’égrappage selon les choix de vinification, puis le pressurage. Le jus obtenu , le moût,  est séparé des matières indésirables lors du débourbage avant d’entrer en fermentation. 

Et là se produit cette transformation qui me fascine.

Des levures utilisent les sucres du raisin et produisent notamment de l’alcool : le moût devient progressivement du vin. La fermentation alcoolique peut durer plusieurs semaines ; viennent ensuite, selon les vins et les choix du producteur, soutirage, élevage, clarification ou filtration, contrôles… puis la mise en bouteille. 

Un raisin

Puis un jus

Puis un moût en fermentation

Puis un vin

Puis une bouteille

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme »

Cette phrase m’accompagne depuis mes cours de physique-chimie au collège.

Elle résume communément le principe de conservation de la matière associé aux travaux de Lavoisier. 

Mais ce que j’aime dans cette phrase dépasse largement mes souvenirs de collège, j'aime voir la matière devenir autre chose.

Une pomme peut devenir une tarte, elle peut simplement passer au four et devenir une pomme rôtie.

Même fruit, autre texture, autres arômes, autre expérience

Et parfois la transformation réussit même à nous réconcilier avec quelque chose que l’on était persuadé de détester.

Je déteste la betterave

Vraiment

Un jour pourtant, sur un vol Air France, on m’a servi une petite verrine à base de betterave. Je crois me souvenir qu’il y avait de la feta.

Je l’ai adorée

Et je m’en souviens encore précisément pour cette raison :

on avait transformé quelque chose que je n’aimais pas en quelque chose que j’avais envie de terminer.

La fermentation du raisin appartient évidemment à la chimie, elle aussi, mais devant une cuve comme devant un four, il reste quelque chose d’assez fascinant à regarder :

la matière change

 

Et puis vient la bouteille

Curieusement, c’est là que le vin devient véritablement précieux à mes yeux.

La mise en bouteille

J’y vois presque le moment où l’on finit de polir un diamant

Tout ce travail finit dans un objet d’une simplicité folle : une bouteille.

Puis vient l’étiquette, et elle me fait penser à un acte de naissance.

Tu viens de là

En Alsace, ce geste possède même une particularité réglementaire : les vins tranquilles de l’appellation sont conditionnés dans la traditionnelle flûte du Rhin, et la mise en bouteille doit avoir lieu dans l’aire de production selon les règles de l’appellation. Avant l’embouteillage, le vin fait l’objet de contrôles analytiques et organoleptiques. 

Et l’étiquette peut ensuite nous raconter énormément de choses.

L’appellation

Le cépage selon les vins

Le lieu

Le producteur

Le millésime

Pour les Alsace Grands Crus, le nom du lieu-dit et le millésime font notamment partie des mentions encadrées par les règles de l’appellation. 

Autrement dit : 

Avant même de boire, on peut déjà commencer à voyager.

Il existe même des raisins que l’on décide d’attendre, et voilà que septembre devient encore plus intéressant.

Parce que tous les raisins ne sont pas nécessairement cueillis au même moment.

En Alsace existent notamment les mentions Vendanges Tardives et Sélection de Grains Nobles, soumises à des conditions particulières. Pour les Vendanges Tardives, par exemple, les raisins concernés doivent notamment être récoltés manuellement, provenir de cépages autorisés et atteindre des richesses naturelles minimales en sucre définies réglementairement. 

C’est presque une autre philosophie

Parfois, la bonne décision n’est pas de cueillir

C’est encore d’attendre

L’or peut pousser ailleurs

Cette relation au temps me rappelle un autre produit qui appartient à une autre partie de mes racines : le safran marocain

Évidemment, une vigne alsacienne et un crocus à safran ne se cultivent pas de la même manière.

Mais quelque chose les rapproche dans mon imaginaire

La fenêtre

Ce moment où la nature dit presque :

maintenant

La disponibilité permanente nous a un peu désappris cela

Aujourd’hui, si j’ai envie d’un fruit exotique hors saison, je sais très bien que chez grand frais ou fresh je vais avoir de bonnes chances de le trouver.

C’est pratique

J’en profite moi aussi

Mais cela ne devrait peut-être pas nous faire oublier qu’une grande partie de ce que la terre produit possède normalement un rythme.

Une saison

Une attente

Une récolte

Et derrière cette récolte : des personnes

Voilà pourquoi une bouteille à quelques euros me dérange

Je sais que je reviens dessus, mais justement : cela me dérange suffisamment pour que j’y revienne.

Lorsque je vois certaines bouteilles proposées à des prix extrêmement bas, je n’arrive pas à ne regarder que le chiffre.

Je revois la vigne en hiver, 

Les bourgeons

Les passages du vigneron

La météo surveillée

 

La peur du gel

La maturation

Les vendangeurs courbés dans les rangs lorsque la récolte est manuelle.

La cave

Les cuves

La fermentation

Les contrôles

La bouteille

L’étiquette

Alors évidemment, le prix d’un vin ne constitue pas à lui seul une mesure de sa qualité, et tous les vins ne nécessitent ni les mêmes méthodes ni les mêmes coûts de production.

Mais mon sujet est ailleurs.

Je parle de valeur.

Et la valeur commence parfois simplement par la connaissance de ce qui a été nécessaire pour qu’une chose existe.

Aller chercher sa bouteille

C’est aussi pour cette raison que j’aime aller chez un caviste.

Je lui explique ce que je prépare, un poisson, un apéritif, un plateau de fromages, un dîner.

Parfois il connaît déjà mes goûts, parfois il me fait découvrir autre chose et tout à coup, je n’achète plus simplement « du vin ».

Je vais chercher une bouteille.

La nuance paraît minuscule.

Pour moi, elle change tout.

Cette bouteille commence déjà à appartenir au moment pour lequel elle a été choisie.

On sait pourquoi elle sera là, on sait parfois d’où elle vient.

On demande comment la servir, à quelle température, s’il faut l’ouvrir à l’avance, recommandations qui varient évidemment selon le vin.

Et lorsque le dîner arrive, elle est presque…

une convive

On la présente, on la goûte, on en parle, on la partage

C’est cela, pour moi, savourer

Et si un enfant me demandait : « Comment sait-il que le raisin est prêt ? »

Je pourrais essayer de lui donner immédiatement tout ce que je viens d’apprendre.

Lui parler du sucre, de l’acidité, du cépage, de la météo, de la maturité, mais je crois que je lui répondrais autrement.

« Je ne sais pas exactement. Allons demander à un vigneron. »

Parce qu’il existe des questions auxquelles il est beaucoup plus beau de répondre en allant voir.

Nous avons cette chance, en France, le vignoble fait partie de nombreux paysages.

Alors pourquoi ne pas entrer dans un domaine qui accueille le public ?

Regarder

Poser des questions

Laisser quelqu’un qui travaille avec cette matière nous expliquer pourquoi cette grappe aujourd’hui et pas demain.

Nous répondons parfois très vite aux enfants parce que leur question nous paraît petite.

Mais pour eux, elle ne l’est pas

Ils sont en train d’apprendre le monde

Et qui sait ?

L’enfant qui demande aujourd’hui pourquoi on cueille ce raisin-là pourrait très bien devenir vigneron dans vingt ans.

Un jour, je ferai les vendanges

J’y pense depuis plusieurs années.

Un jour, je veux enfiler les vêtements qu’il faudra, entrer dans les rangs et faire une vraie journée, je veux avoir mal au dos, je veux comprendre le geste, je veux voir pourquoi on coupe ici, pourquoi on attend là.

Je veux voir les grappes partir, les raisin arriver au domaine.

Je veux regarder la matière changer, et surtout, je sais déjà exactement ce que je ferai lorsque viendra la dernière grappe.

Je mangerai un grain, probablement deux.

J’ai ce genre de rituels gourmands.

Lorsque je pars en voyage en avion, par exemple, j’aime passer chez Ladurée et acheter exactement deux macarons.

Le premier lorsque je m’installe à mon siège, le deuxième au décollage

C’est ma façon de dire, ça y est, le voyage commence

Alors après une journée entière à vendanger, les deux grains de la dernière grappe diraient probablement l’inverse :

ça y est, le travail est accompli, la nature et l’homme ont bien travaillé ensemble

Et maintenant…

la suite

Septembre n’est peut-être pas la fin de l’été

Ce matin encore, devant chez moi, près de Nantes, un tracteur est passé au ras de ma clôture pour travailler le champ.

Mon chat le regardait, intrigué, il connaît le tracteur.

Lorsque celui-ci arrive, ses grandes excursions à travers ce champ doivent momentanément laisser place à celui qui travaille cette terre.

Autour de moi, septembre commence déjà à se voir.

Ma pelouse, brûlée par l’été, laisse réapparaître quelques touches de vert.

La terre reprend de l’eau, la lumière change, les animaux ajustent doucement leurs comportements et pourtant, hier encore, j’ai pu profiter une heure du soleil.

C’est cela que j’aime dans septembre, il ne tranche pas, il transforme.

Il nous laisse encore un peu d’été pendant qu’il prépare déjà l’automne.

Et surtout, il récolte, les pommes, les poires, les raisins...

Tout ce que les mois précédents ont lentement préparé.

Alors peut-être avons-nous tort de considérer septembre uniquement comme le mois où les vacances se terminent.

Septembre est aussi le mois où l’été commence à rendre ce qu’il a fabriqué.

 

Ce sont peut-être mes vendanges à moi

Cette année, cette phrase prend un sens particulier, cela fait six ans que je travaille autour de mes bijoux, puis sont venues les bougies.

Et lorsqu’on regarde une bougie terminée, elle paraît presque évidente

Pourtant il a fallu choisir une cire

Tester

Choisir une mèche parmi une quantité assez vertigineuse de références

Trouver le bon diamètre

Choisir le parfum

Effectuer les démarches réglementaires

Recommencer

Corriger

Attendre

Aujourd’hui, je prépare enfin l’endroit où tout cela pourra exister ensemble : le site de MAISON MANA.

Et pendant ce même mois, j’ai décidé quelque chose d’un peu fou pour MOANA SEA SOÛL :

écrire un article par jour pendant trente jours.

Alors oui.

Peut-être que septembre 2026 représente aussi mes vendanges à moi.

Pas parce que tout serait terminé, au contraire...

Mais parce qu’après avoir travaillé longtemps sans nécessairement montrer ce qui poussait, arrive enfin le moment de présenter une partie de la récolte.

Je vous donne ce que j’ai à offrir.

Et je regarde ce que la vie en fera.

Avant de prendre la prochaine bouteille…

Regardez son année.

Pas seulement pour taper sur votre téléphone :

« 2020, bon millésime ? »

Demandez-vous plutôt :

Que s’est-il passé cette année-là ?

Regardez d’où elle vient

Son appellation

Son producteur

Son cépage lorsqu’il est indiqué.

Et si vous êtes chez votre caviste, posez la question

« Racontez-moi cette bouteille. »

Peut-être découvrirez-vous une famille

Une parcelle

Une année de chaleur.

Un printemps compliqué

Une récolte particulièrement heureuse

Et puis demandez-vous pour quel moment vous voulez l’ouvrir

Parce qu’il y a une différence entre acheter du vin…

et aller chercher une bouteille.

🍇 Quelques millésimes alsaciens à regarder autrement

Je ne veux finalement pas vous donner un tableau des « meilleurs millésimes ».

Ce serait exactement l’inverse de ce que cet article essaie de raconter.

Les Vins d’Alsace documentent eux-mêmes leurs millésimes année par année et montrent à quel point climat, maturité, état sanitaire, cépages et styles recherchés rendent chaque récolte particulière. 

Alors, devant une bouteille, retenez plutôt quatre questions :

Regardez… Demandez-vous…

Le millésime - Qu’a vécu la vigne cette année-là ?

L’appellation / le lieuSur quelle terre ce raisin a-t-il poussé ?

Le producteurQui se trouve derrière cette bouteille ?

Le momentAvec qui et pourquoi ai-je envie de l’ouvrir ?

Une médaille peut être intéressante, un prix peut guider, une note peut aider...

Mais aucun autocollant ne remplacera jamais complètement l’histoire de ce que vous êtes sur le point de boire.

Hier, pour le deuxième chapitre de SEPTEMBRE S’ÉCRIT,

nous avons levé les yeux.

Nous avons regardé les oiseaux partir et nous nous sommes demandé comment ils savaient que le moment était arrivé.

Aujourd’hui, nous les baissons vers la terre

Vers une grappe 🍇 

Vers ceux qui la regardent depuis des mois

L’oiseau ne connaît pas septembre

La vigne non plus

Mais autour de nous, le vivant possède ses rythmes

La lumière change

Les fruits mûrissent

Les terres se transforment

Les humains observent

Puis, un jour, quelqu’un entre dans une vigne avec son sécateur.

Parce qu’il a compris quelque chose que notre calendrier, à lui seul, ne pourra jamais lui apprendre :

il est temps de récolter.

 

✈︎ MOANA SEA SOÛL
— Explorer Notre Propre Nature —

SEPTEMBRE S’ÉCRIT.
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