Les produits laitiers sont-ils vraiment nos amis pour la vie ?
Et si cette célèbre phrase était davantage un slogan… qu’une vérité ?
Pendant des décennies, une petite phrase s’est
discrètement installée dans notre quotidien.
À la télévision.
À l’école.
Dans les cabinets médicaux.
Dans les supermarchés.
Elle était si souvent répétée qu’elle a fini par devenir une évidence.
“Les produits laitiers sont nos amis pour la vie.”
Nous l’avons entendue sans vraiment la questionner.
Comme si elle avait toujours existé.
Comme si elle faisait partie des vérités que l’on ne remet jamais en cause.
Et pourtant…
Qui a décidé que cette phrase était vraie ?
Et surtout,
à qui profitait-elle ?
Le jour où j’ai commencé à me poser des questions
Je n’avais pas prévu d’écrire cet article, comme souvent, il est né d’un détail. En attendant un rendez-vous dans un cabinet médical, mon regard s’est posé sur une brochure consacrée aux produits laitiers.
Au premier abord, rien d’inhabituel, des conseils nutritionnels, de belles photographies, des familles souriantes...
Puis je suis arrivée à la dernière page, cette brochure n’était pas simplement un document d’information, elle était éditée par un grand groupe de l’industrie agroalimentaire.
Lorsque celui qui vend un produit est aussi celui qui explique pourquoi il est indispensable…
Sommes-nous encore face à une information ?
Ou déjà face à une stratégie de communication ?
Je n’ai pas trouvé la réponse ce jour-là.
Mais j’ai commencé à chercher ...
Nous avons grandi avec cette histoire
Lorsque je pense aux produits laitiers,
je ne pense pas immédiatement à la nutrition, je pense à mon enfance, au verre de lait mélangé au chocolat en poudre, aux publicités du soir, au camembert de mon père que que l’on retrouvait presque systématiquement à la fin des repas.
À ces marques françaises que tout le monde connaît, elles faisaient partie du décor, personne ne les remettait en question, parce qu’elles étaient devenues des habitude, et les habitudes ont parfois cette étrange capacité à ressembler à des vérités.
Pourtant…
Une habitude n’est pas toujours une nécessité.
Nous avons longtemps considéré le lait comme un aliment incontournable.
Pour grandir.
Pour être en bonne santé.
Pour avoir des os solides.
Mais plus je lisais, plus je regardais les études, plus j’écoutais mon propre corps, plus une idée revenait
Et si les choses étaient simplement…
plus nuancées ?
Mon corps m’a appris à écouter autrement, pendant longtemps,
je n’ai jamais fait le lien, puis, progressivement, certains produits laitiers sont devenus plus difficiles à digérer, des crampes, une sensation de lourdeur, sans vraiment m’en rendre compte, j'ai commencée à changer mes habitudes.
Moins de lait et d'avantages de boissons végétales.
Du fromage de brebis plutôt que de vache.
Une mozzarella artisanale de temps en temps.
Une mousse au chocolat achetée chez mon maraîcher.
Je n’ai jamais eu le sentiment de me priver.
J’ai simplement commencé à choisir autrement.
Ce n’est pas un article contre le lait, je tiens à le dire dès maintenant. Je ne suis pas contre les produits laitiers, j'enconsomme encore avec plaisir mais beaucoup moins et surtout,
je les choisis davantage.
Je préfère un excellent fromage acheté chez mon fromager qu’un produit industriel consommé machinalement.
Je préfère soutenir un artisan qui connaît ses animaux qu’une logique où le volume devient plus important que la qualité.
Cette nuance est essentielle.
Parce que cet article n’a pas vocation à convaincre.
Encore moins à culpabiliser.
Il cherche simplement à ouvrir une réflexion.
Finalement…
La véritable question n’est peut-être pas :
“Les produits laitiers sont-ils bons ou mauvais ?”
La véritable question est peut-être beaucoup plus simple.
Pourquoi les consommons-nous ?
Par besoin ?
Par habitude ?
Par plaisir ?
Ou parce que quelqu’un nous a appris, depuis toujours, qu’ils étaient indispensables ?
Et si reprendre le pouvoir sur notre alimentation commençait justement par là…
Se poser des questions.
Dans la seconde partie, nous irons plus loin.
Nous parlerons de ce que dit réellement la science du calcium, du fameux slogan qui a marqué plusieurs générations.
Du rôle du lobbying.
Des agriculteurs, souvent oubliés dans le débat.
Du bien-être animal.
Et surtout d’une idée qui me tient profondément à cœur :
La liberté alimentaire ne consiste pas à supprimer des aliments. Elle commence le jour où l’on choisit, en conscience, ce que l’on souhaite mettre dans son assiette.